Voitures électriques: vous avez l’oeil rivé sur l’autonomie comme 56% des Belges

L’autonomie, une réelle préoccupation en électrique...
L’autonomie, une réelle préoccupation en électrique... - Belga

La fondation française Vinci a interrogé les conducteurs de onze pays européens à propos des voitures électriques de plus en plus présentes sur nos routes. On ne parle pas ici des modèles hybrides, même si certains répondants ont probablement confondu.

– Les Suédois sont ceux qui connaissent le mieux ce nouveau type de motorisation : 40 % disent avoir déjà roulé avec une full electric ou en posséder une.

– À l’inverse, c’est Terra Incognita pour 88 % des Espagnols et des Slovaques.

– Un peu moins d’un Belge sur cinq (17 %) s’y est déjà essayé, un peu ou beaucoup.

« Les pays nordiques sont en avance au niveau de l’électrique, mais la Belgique n’est pas si mal placée que cela », analyse Benoît Godart, porte-parole de l’Institut Vias.

À l’échelle européenne, 60 % des conducteurs affirment avoir été surpris par la nette accélération en appuyant sur la pédale. Chez nous, ce taux grimpe à 67 %, le troisième le plus élevé derrière les Pays-Bas (72 %) et la Grèce (68 %). Les Allemands sont les moins impressionnés (44 %), la pratique des grosses berlines ?

Stressé par l’autonomie ?

– Au niveau de l’autonomie, les Suédois sont les plus cools : seulement 44 % disent regarder fréquemment le niveau de charge du véhicule par crainte qu’il ne baisse trop rapidement.

– Nous sommes 56 % à le faire en Belgique, juste au-dessus de la moyenne européenne (55 %).

– Mais les Français (64 %) stressent plus que nous, tout comme les Italiens (63 %).

« Cette enquête montre que les gens perçoivent une grande différence en roulant en électrique par rapport au thermique. C’est le cas de 61 % des Belges », pointe Benoît Godart. Les Grecs (69 %) et les Espagnols (68 %) sont ceux qui ressentent le plus ce sentiment. L’absence de bruit signalant son arrivée aux autres usagers en déstabilise plus d’un : 56 % des Belges, 64 % des Français et 65 % des Espagnols. Une fois encore, les Suédois se distinguent, avec un taux de 40 %, question d’habitude probablement.

Changement de comportements

La crainte quant à l’autonomie pousse certains à être plus vigilants quant à leur style de conduite.

– Ainsi, 45 % des Britanniques utilisent le frein moteur pour recharger davantage. Ce sont les meilleurs élèves d’Europe.

– Avec 36 %, nous sommes plutôt dans le milieu de la classe.

– Les « cancres » étant les Suédois (26 %). Visiblement pour eux, l’autonomie n’est vraiment pas une préoccupation. Ils sont aussi les moins adeptes d’une vitesse et d’une accélération réduites (24 %). « En fait, les Suédois sont une étape plus loin que nous. Nous deviendrons peut-être comme eux », avance Benoît Godart.

L’enquête de Vinci aborde également les changements de comportements dès que l’on prend le volant d’une électrique. D’une manière générale, 37 % des Européens indiquent qu’ils sont plus attentifs aux piétons et aux cyclistes à cause de leur véhicule plus silencieux : 35 % des Belges, 42 % des Français et 55 % des Grecs. Les Suédois ne sont que 28 %, mais les Hollandais (27 %) les battent.

Pour le spécialiste de la sécurité routière, il est essentiel d’attirer l’attention des jeunes, pendant leur formation de conducteur, sur les changements qu’implique l’électrique, notamment au niveau de l’accélération.

Yannick Hallet

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