Unia demande de miser plus sur l’inclusion des personnes handicapées

Unia demande de miser plus sur l’inclusion des personnes handicapées

Si la société ne se montre pas assez inclusive pour ces citoyens, alors ceux-ci risquent de devoir supporter seuls les coûts de cette inclusion.

« Avoir une vie sociale et culturelle est un luxe, se déplacer est un parcours du combattant et aller à l’école ordinaire entraîne pour les familles des coûts supplémentaires pour combler le manque d’accompagnement. (…) Certes, des mesures sont prises pour revaloriser les allocations pour personnes handicapées, mais pour l’instant, elles ne leur permettent pas d’avoir un niveau de vie décent », pointe le centre interfédéral pour l’égalité des chances.

Ce dernier demande aussi de ne pas rechercher l’intégration à tout prix. « L’intégration implique la nécessité pour la personne handicapée de s’adapter à un système – réputé ’normal’ – pour pouvoir participer à la vie sociale, alors que dans le cas de l’inclusion, c’est la société qui s’adapte pour que chacun puisse y participer et ce, à tous les niveaux (logement, santé, enseignement, emploi, transports ou encore loisirs). »

« Il reste un long chemin à parcourir pour que les personnes en situation de handicap aient une véritable place dans une société inclusive. »

Unia rappelle que la situation de handicap ne se limite pas à la chaise roulante. Selon le rapport, 80 % des personnes handicapées vivent avec un handicap invisible : dyslexie, troubles liés à un AVC, syndrome d’Asperger ou encore maladie chronique ou de longue durée comme le diabète, l’épilepsie ou la dépression ne sont que quelques exemples. Les préjugés constituent le premier frein à une pleine inclusion, conclut Unia.

Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique