Brulingua étend considérablement son offre de formation en langues

32 langues d’interface.
32 langues d’interface. - Edu

Pour décrocher un emploi en Région bruxelloise où dans sa périphérie, la connaissance de plusieurs langues constitue une importante valeur ajoutée sur le marché du travail. À côté des nombreuses multinationales, bon nombre d’entreprises belges ont leur siège social à Bruxelles. La connaissance des langues officielles principales, le français et le néerlandais, mais également d’autres langues, dont l’anglais principalement, est souvent requise. D’ailleurs, parmi les offres d’emploi gérées par Actiris, une sur deux nécessite des connaissances linguistiques explicites. Parmi celles-ci, plus de 55 % requièrent des compétences en français et en néerlandais.

« Le manque de compétences linguistiques chez les chercheurs d’emploi est un défi majeur pour mettre plus de Bruxellois à l’emploi. D’autant plus que 14.000 chercheurs d’emploi n’ont qu’une connaissance élémentaire du français ou du néerlandais. Comment trouver un emploi si l’on ne maîtrise même pas l’une des deux langues nationales ? », s’interroge Bernard Clerfayt (DéFI), ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Brulingua, la solution ?

Pour améliorer les connaissances en langues, la Région a lancé en 2013, Brulingua, une plateforme en ligne d’apprentissage des langues. Accessible en français et en néerlandais, on peut y apprendre, outre ces deux langues, l’anglais ou l’allemand.

«   Demander à des Bruxellois ne maîtrisant ni le français, ni le néerlandais, d’apprendre l’une de ces langues sur une plateforme accessible uniquement en français et en néerlandais est un non-sens. Il faut augmenter le nombre de langues d’interface   », relève le ministre.

Dès le 19 octobre, Brulingua proposera donc au total 32 langues d’interface. On y retrouvera le polonais, l’espagnol, l’italien, le roumain mais aussi l’arabe, le turc ou le russe.

Brulingua proposera également non plus 4 langues d’apprentissage mais 24, dont les principales langues européennes comme l’italien, l’espagnol, le portugais, le grec ou encore le danois et le suédois.

« Nous continuons d’investir dans des outils soutenant le développement des compétences des chercheurs d’emploi. Grâce à ces améliorations au niveau des langues proposées, Brulingua est désormais une application pour tout un chacun. Nous ne pouvons pas encore tout révéler, mais nous allons déployer toute une série de mises à jour dans les mois à venir. Il s’agira notamment de leçons encore plus interactives et d’activités proposées dans la « vraie vie » telles que des quiz et des cafés linguistiques », déclare Caroline Mancel, directrice générale a.i. d’Actiris.

« Le manque de connaissances linguistiques est aussi un des facteurs qui explique la pénurie de candidats pour certaines fonctions. C’est notamment le cas les métiers de secrétaires, réceptionnistes ou encore commerciaux. Et s’il ne faut donner qu’un chiffre : les chances d’obtenir un emploi augmentent de 34 à 46 % pour les chercheurs d’emploi qui connaissent la deuxième langue nationale », conclut Bernard Clerfayt.

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