Sauvetages, évacuations, prévisions: point complet en région liégeoise fin de journée

Sauvetages, évacuations, prévisions: point complet en région liégeoise fin de journée

FLASH > La Ville de Liège demande d’évacuer

Par la voix de Christine Defraigne, qui fait office de bourgmestre ce jeudi, on apprend en ce début d’après-midi que le niveau de la Meuse doit encore monter. « Par mesure de sécurité, nous demandons donc à tous ceux qui sont en ville pour le moment et qui n’y habitent pas de rentrer chez eux, explique-t-elle. Et à tous les Liégeois qui vivent le long du fleuve de partir également vers les hauteurs ou de monter aux étages. »

Actuellement, des voitures de police avec haut-parleur diffusent ce message dans tous les quartiers concernés.

« Il faut encore s’attendre à 1m50 de plus que ce qui était prévu, poursuit Marc Minet, le chef de la sécurité à la Ville. Le débit est passé à 3000 m³ seconde au pont barrage de l’Île Monsin alors qu’on s’attendait à 2500 m³. Le pic qui devait avoir lieu à 13 heures vient d’être reculé à 21 heures. »

La police a demandé à tous les commerces de fermer leurs portes. « La situation de crise est exceptionnelle. La solidarité doit primer. »

FLASH > Les secours français sont arrivés à Trooz

De nombreux habitants de la vallée de la Vesdre les attendaient comme le messie. Les sapeurs-pompiers envoyés par la Direction Générale de la Sécurité Civile française sont arrivés à Trooz pour venir en aide à la population sinistrée.

On apprend par ailleurs par le conseiller communal liégeois cdH Benjamin Bodson qu’un convoi de 103 pompiers et 26 bâteaux viennent de quitter la région de son épouse en Autriche pour rejoindre Liège. « Belle solidarité », lance-t-il.

Plus de gaz dans plusieurs communes

Une conduite de gaz moyenne pression située sous le pont de Chênée a été arrachée par l’eau. Le gaz libéré s’est enflammé. Le poste Fluxys d’Angleur a été mis hors service pour des raisons évidentes de sécurité. Les localités de Chaudfontaine, Trooz, Fraipont, Nessonvaux, Tilff et Embourg ne sont dès lors plus alimentées en gaz. Il est impossible à l’heure actuelle d’estimer le délai de rétablissement.

Des problèmes d’électricité pendant plusieurs jours

Les coupures de courant se multiplient suite aux inondations et de nombreux quartiers entiers sont sans électricité en région liégeoise. Le réseau de gaz est lui aussi fortement impacté. Resa, qui gère le gaz et l’électricité, annonce d’ores et déjà qu’il ne faut en aucun cas s’attendre à un retour à la normale avant plusieurs jours.

La situation dans les communes liégeoises sinistrées

Les appels à l’aide déchirants ne cessent d’affluer. Des appels à l’aide venant de Trooz, Vaux, Chaudfontaine ou encore Chênée. Tantôt venant de famille coincée au 1er étage de leur habitation, dans leur grenier, sans nourriture… Et qui imploraient qu’on vienne les chercher. Mais également d’énormément de personnes n’ayant plus de nouvelles de leurs proches privés d’électricité, de téléphone, et dont on ne sait absolument pas dans quelle situation elles se trouvent.

Le bilan est déjà trop lourd : un jeune homme de 22 ans a été découvert sans vie du côté d’Eupen. Un décès est également signalé à Aywaille. Il s’agit d’un homme que l’on a retrouvé sans vie dans la cave de son habitation. Quatre autres personnes ont été découvertes sans vie à Verviers.

On craint évidemment le pire : combien de personnes ont disparu ? Les prochaines heures seront cruciales…

Sauvetages en cours

Heureusement, les pompiers de Liège ont entrepris des opérations de sauvetage durant cette nuit. « La phase nationale a été déclenchée cette nuit. Des pompiers de toute la Belgique sont arrivés déjà la nuit pour aider nos pompiers et ceux de la zone 4 »

Un équipage de huit pompiers d’Anvers est en effet parti porter assistance à la province de Liège, gravement touchée par les inondations. Parmi eux, cinq plongeurs avec des bateaux et des équipements de sauvetage, qui aideront l’armée à évacuer des personnes de leurs maisons ou à localiser des personnes disparues si nécessaire.

Selon les pompiers d’Anvers, cette assistance n’a aucune incidence sur leurs propres opérations, car les employés en question n’étaient pas censés travailler mais se sont portés volontaires. « Nous restons vigilants dans notre propre région, mais au vu de la situation actuelle, c’est en Campine qu’il va continuer à pleuvoir beaucoup dans notre province », ont-ils déclaré.

40 sapeurs-pompiers français avec un hélicoptère « Dragon » arrivent

La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises française indique ce jeudi qu’elle envoyait en renfort en province de Liège 40 sapeurs-pompiers ainsi qu’un hélicoptère d’intervention.

Dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union Européenne, la Direction de la Sécurité Civile française indique ce jeudi que « 40 sapeurs-pompiers partent en Belgique dans la province de Liège touchée par de fortes inondations. Un Dragon (hélicoptère d’intervention appartennant à la Sécurité civile, ndlr) avec à son bord est aussi engagé. »

Vaux-sous-Chèvremont et Chaudfontaine

Les images font froid dans le dos. À Vaux-sous-Chèvremont, la rue principale, la rue du Général Jacques s’est transformée en rivière déchaînée, impossible à traverser hier et la nuit passée.

Ce jeudi en cours d’après-midi, le débit s’est légèrement calmé et le niveau de l’eau semble ne plus monter.

Appel à l’aide

La commune de Chaudfontaine lance un nouvel appel à l’aide ! « Recherche bateaux à moteur. Type Zodiac. Véhicule et personnes assurées. Transport du bateau assuré. Rémunération prévue. Des vies sont en jeu ». Toutes personnes en possession d’un tel bien et susceptibles d’aider sont invitées à contacter LAURENT GRAVA au 0493/25 44 73.

Daniel Bacquelaine : « La décrue ne devrait pas arriver avant ce soir »

À Chaudfontaine, la situation étaient encore critique ce jeudi matin avec des eaux qui atteignent jusqu’à 1m80 voir 2 mètres dans certaines zones comme Vaux-sous-Chèvremont.

« Durant la nuit, les évacuations des personnes les plus en danger qui encouraient un risque vital se sont prolongées. Ce matin, les évacuations ont repris en barque. La priorité est donnée aux personnes qui encourent un risque physique », explique le bourgmestre calidifontain, Daniel Bacquelaine.

Pour l’heure, à plusieurs endroits de l’entité, seuls les moyens nautiques peuvent être employés pour venir en aide à la population. « La force du courant et la hauteur de l’eau ne permettent pas aux engins motorisés de se rendre sur place », précise le bourgmestre ce jeudi matin.

Il n’est pas encore temps de parler bilan, mais la commune ne compte pour l’heure aucune perte humaine. « Jusqu’à présent, nous n’enregistrons aucun décès et aucune disparition, mais nous devons attendre pour le bilan. La décrue ne devrait pas arriver avant ce soir, voire demain matin », ajoute Daniel Bacquelaine.

Pour l’heure, la commune est privée d’électricité et le réseau téléphonique est très perturbé. La situation est telle que le centre de crise a été déplacé.

Trooz

La situation est critique sur la commune de Trooz mais les déferlements d’eau semblent enfin se calmer. Une situation sans précédent à laquelle les autorités ne s’attendaient pas à faire face.

« L’intensité de ces inondations n’avait pas été annoncée de cette façon, explique le bourgmestre de Trooz. Mercredi, quand j’ai appris dans la presse que le pire restait à venir, j’ai directement contacté les autorités pour obtenir de l’aide de l’armée qui n’a commencé à travailler sur notre zone que vers 22 heures. Ils sont parvenus à évacuer une trentaine de personnes et à 4 heures du matin, ils ont dû stopper les évacuations parce que le bateau ne cessait de se retourner à cause de la force du courant. Ce matin, de nombreux pompiers et l’armée ont repris les évacuations sur la commune, mais le courant est toujours très fort et je viens d’apprendre que le bateau vient de se retourner une nouvelle fois ».

La situation est catastrophique comme en témoigne le bourgmestre extrêmement éprouvé, au bord des larmes, qui se sent impuissant face à la catastrophe. « Je n’arrête pas d’appeler les ministres, le commissaire d’arrondissement pour qu’on nous envoie de l’aide. J’ai eu des nouvelles d’une famille avec deux enfants bloqués à l’étage de leur habitation avec de l’eau jusque-là taille. Ils envisageaient de casser les fenêtres pour partir à la nage, malgré le torrent. J’ai appris également que des personnes avaient passé une partie de la nuit debout sur une table et qu’une dame âgée qui vit dans un bungalow avait hier de l’eau jusque-là taille. Ce sont des personnes dont on a plus de nouvelle c’est terrible. J’ai passé une partie de la nuit à pleurer ce sont des amis la famille et nous n’avons plus de nouvelles de ces personnes », indique Fabien Beltran.

« Les engins des pompiers et de la protection civile sont K.O. Ils ont été détruits alors qu’ils essayaient de venir en aide à la population. Pour l’heure, seul un bateau reste opérationnel. La protection civile est intervenue avec un hors-bord à coque dure qui s’est également retourné. Les bateaux des pompiers ne sont pas faits pour naviguer dans des eaux comme celle-ci avec tant d’obstacle et des panneaux de signalisation cachés sous la surface. Nous avons établi notre centre de crise à Beaufays, nous essayons donc de trouver des solutions en collaboration avec la commune de Chaudfontaine. Nous tentons de trouver des personnes en possession de bateaux puissants avec les compétences nécessaires pour naviguer dans les conditions que nous connaissons aujourd’hui », explique Fabien Beltran.

Elan de solidarité

Heureusement, à Trooz, la commune peut bénéficier d’un formidable élan de solidarité. Des volontaires, équipés de bateau notamment, sont actuellement au pied d’oeuvre pour tenter d’évacuer les sinistrés.

La commune tente par tous les moyens de venir en aide à la population, ils utilisent à présent les réseaux sociaux pour communiquer avec la population. « Nous tentons de récolter et vérifier un maximum d’informations pour sauver le plus de personnes possible. Le réseau téléphonique étant surchargé, nous tentons de vous répondre au maximum dans les meilleurs délais ».

Chênée

A Chênée aussi, d’innombrables habitations sont prisonnières des eaux. Ici aussi, des appels déchirants comme celui que vient de nous transmettre Laurent : « Bonjour, en désespoir de cause, je passe par vous : mon ex-femme et mes deux enfants sont bloqués chez eux, dans une petite rue de Chênée (rue des Primevères), complètement inondée, sans nourriture, bientôt plus de gsm et aucun secours depuis le début... Ils sont bloqués dans les étages. Impossible de joindre les secours. A l'aide. »

La Meuse pourrait déborder : Liège en alerte

À Liège également, la situation est tendue. La Meuse pourrait en effet également déborder. On retient son souffle pour le moment au pont-barrage de l’Île Monsin. Les eaux montent toujours et le pic est attendu pour 13 heures. Seuls deux vannes sur six fonctionnent, les quatre autres étant en réparation.

Et c’est malheureusement déjà le cas du côté du parc de la Boverie où les Ravels sont inondés tout comme les berges du parc. Preuve de la puissance du courant, les célèbres Arcs de Venet... ont disparu et semble avoir été emportés (lire ci-dessous).

Plusieurs bâtiments évacués préventivement

Si beaucoup de monde se prépare, à Liège, à affronter d’éventuelles inondations, certains bâtiments ont été évacués préventivement. C’est notamment le cas de la tour des finances et des bureaux de la banque centrale BNP Paribas-Fortis dans le centre-ville. Les Galeries Saint-Lambert indiquent également qu’elles fermeront à 12h30, ce jeudi.

Aywaille

La commune d’Aywaille se trouve également dans une situation critique ce jeudi. « La nuit, la priorité était à l’évacuation des personnes prises au piège par les eaux. Entre une heure et quatre heures du matin, l’Amblève est montée de plus d’un mètre. Les conditions étaient très compliquées, plusieurs campings ont été encerclés par les eaux, les personnes étaient donc bloquées. Beaucoup ont été évacués, mais il reste encore plusieurs personnes à évacuer », indique Thierry Carpentier, le bourgmestre.

Les appels de personnes en difficulté affluent. « Durant toute la nuit, j’ai répondu aux appels de personnes en difficulté. Lorsque les véhicules savaient passer, c’était encore facile, mais à présent, les zones sont inaccessibles. Il faut donc l’intervention de bateaux ou d’engin de génies civils pour venir en aide à la population ce qui rend la situation compliquée. L’armée est présente sur place », explique le bourgmestre.

Comblain-au-Pont

« Que ce soit à Poulseur, au pont de Saive ou partout ailleurs sur la commune, ça ne va vraiment pas », nous répond à la hâte Jean-Christophe Henon, bourgmestre. : « Les habitants sont au premier et ils ont peur que l’eau continue de monter. On manque de tout, nous n’avons pas assez de moyens, pas assez de zodiacs etc, pour secourir tout le monde.

S.V

Il paraît qu’il y a des hélicoptères qui doivent venir et qui ne peuvent pas décoller à cause du temps. Il y a des vies humaines qui sont en jeu, il faut agir. Les pompiers donnent le maximum, ils font vraiment ce qu’ils peuvent… »

En Basse-Meuse

- Pour le moment, c’est Dalhem qui a été le plus touché. Hier, vers 20h, la situation était même très compliquée puisque pratiquement tous les villages étaient inaccessibles, à cause des routes inondées. Seule la nationale était encore praticable, ce qui rendait évidemment très compliqué l’intervention des pompiers et des services communaux.

« Nous avons eu des centaines de maisons inondées, explique Arnaud Dewez, bourgmestre. « Il a même fallu évacuer certaines habitations à Dalhem. On avait prévu un centre d’accueil, mais les habitants ont pu être relogés chez des proches. Les ouvriers ont travaillé sans relâche toute la nuit pour aider les sinistrés. » Fort heureusement, ce jeudi matin, la situation s’améliorait. « Les niveaux baissent et les routes sont à nouveau accessibles. Mais on surveille attentivement la situation. Les prairies sont gorgées d’eau et il y a encore une masse d’eau qui s’évacue sur Mortroux et ensuite vers Dalhem et Berneau. S’il ne pleut plus trop, ça devrait aller. Les prochaines heures seront vraiment cruciales. »

- A Blegny, les deux vallées, celle du Bolland et celle de la Julienne, connaissent des problèmes d’inondations. « Je n’ai d’ailleurs jamais vu ce qu’il se passe dans la vallée du Bolland », nous confirme Marc Bolland, bourgmestre de Blegny. « Pour la vallée du Bolland, c’est essentiellement sur Saint-Remy qu’il y a des problèmes et pour la vallée de la Julienne, c’est surtout derrière l’église de Saive, du côté du chemin de la Julienne et rue du Grand Moulin. Hier, nous y avons d’ailleurs connu une situation grave, mais hors proportion de ce qui se passe ailleurs. Au total, 60 à 70 maisons sont inondées sur Blegny mais on a l’impression que les niveaux baissent déjà. »

- A Juprelle, il n’y a rien à signaler. Quelques routes ont été fermées hier par mesure de précaution mais tout est sous contrôle. « On a encore fait le tour tôt ce matin. On surveille évidemment les points critiques que nous avons habituellement à Fexhe-Slins et Villers-saint-Siméon, mais jusqu’ici nous n’avons aucune inondation », explique Christine Servaes, bourgmestre de Juprelle. « Si tout reste ainsi et que nous n’avons pas d’intervention chez nous, j’écrirais aux bourgmestres des communes touchées pour leur signaler que nous mettons personnel et matériel à disposition pour les aider dans le nettoyage. Ce le moins que nous puissions faire. »

- A Herstal, il n’y a pas de souci actuellement mais on s’attend à en avoir vers midi, du côté de Marexhe et Coronmeuse. Comme on le sait, la situation est compliquée au niveau de l’île Monsin et l’eau pourrait déborder dans les quartiers en bord de Meuse. « On a donc déjà mis en place préventivement, un centre d’accueil au hall Emile Muraille pour le cas où il faudrait évacuer des personnes. Les patrouilles tournent sur tout l’axe le long de l’eau pour se tenir prêtes. Sinon, à part quelques interventions sporadiques hier, il n’y a pas de problème », commente Jean-Louis Lefèbvre, bourgmestre ff de Herstal.

- A Bassenge, le Geer n’est pas encore sorti de son lit mais la situation reste inquiétante. Plusieurs rues, inondées par les eaux de ruissellement, ont dû être fermées. Il s’agit des rues Devant les cours, d’Once, des Bannes, Frenay Nizet et du Pont.

► Update 15h

Haccourt

Si pour le moment il n’y a pas encore d’inondations, les prochaines heures vont être tendues à Haccourt où 700 personnes, habitant le long de l’eau et à proximité, ont été évacuées. Le Canal Albert devrait atteindre son pic vers 21h, avec un débit de 3.000 m3/seconde. Du jamais vu! « Et malheureusement, il va déborder c’est sûr », déplore le bourgmestre d’Oupeye Serge Fillot. « Toutes les personnes qui devaient être évacuées dans la zone l’ont été. Une centaine de personnes sont accueillies au hall omnisports d’Oupeye et nous sommes en train de préparer un second lieu d’accueil au Refuge d’Aaz à Hermée. » La commune anticipe en effet d’autres problèmes. Si l’urgence était d’évacuer Haccourt, les habitations de Vivegnis qui se trouvent le long du canal pourraient elles aussi être impactées. « Mais ici, on ne parle pas forcément d’évacuation. Nous sommes en train de réfléchir à ce qu’il faut faire. Haccourt était urgent puisque les berges sont plus basses qu’à Vivegnis. » On devrait en savoir plus d’ici la fin de cet après-midi. En attendant, les ouvriers remplissent des sacs de sable et l’aide de communes voisines non touchées pourrait être sollicitée.

► Update 18h

Visé et Oupeye : plus de 4.000 personnes doivent évacuer

En raison de la hausse de l’eau du Canal Albert, dont le pic est annoncé vers 21h, il est demandé aux personnes dont les habitations se trouvent sous le niveau du canal ou de la Meuse (rive gauche) de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. Cette évacuation est préventive, puisqu’on ne sait pas dans quelle mesure ces quartiers seront inondés mais elle est demandée afin de ne pas devoir intervenir lorsqu’il sera trop tard. A Visé, les villages concernés sont Lixhe, Lanaye et Devant-le-Pont soit environs 2.000 familles. Si elles n’ont pas la possibilité de trouver refuge chez des proches, un centre d’hébergement est mis à disposition au hall omnisports de Visé. Des navettes vont être mises en place pour aider les habitants concernés. Informations pour Visé: 04/374.84.10.

A Oupeye, la demande est la même pour ceux dont les habitation se trouvent sous le niveau du canal à Hermalle, Haccourt et Vivegnis, soit plus de 2.000 personnes. Les rues concernées sont, à Vivegnis: rues de la Digue, Jean Jaurès, de la Cité, de l'Etang, Derrière les haies, Puits, de Cheratte, Cerisier Colleye, des Mineurs, Cesar de Paepe, Fut Voie, de l'Europe, de la Serenne, Westphal, Wérihet, Sous les Ruelles et Joseph Dejardin. A Hermalle, il est demandé d’évacuer les rues Marchand, Basse-Hermalle, du Passage d’Eau, Al’Fosse, Voie de Liège et rue d’Argenteau. A Haccourt, les rues de l’Ecluse, Couture, Michel, des Taverne et du Canal ainsi que le Quai des Cimenteries et la Rampe du Pont ont déjà été évacués. La rue de Liège s’y ajoute. Les personnes évacuées peuvent trouver refuge au hall omnisports d’Oupeye. Des navettes de bus sont mises à disposition à Vivegnis (parking Hollandia) et à Hermalle (parking au carrefour des 4 chemins ou à l’arrière du Centre Médical de la Basse-Meuse, à côté de la clinique). Ils vous amèneront au centre d’accueil. A Visé et Oupeye il est demandé de couper l’eau, le gaz et l’électricité; de préparer un sac avec le strict nécessaire; et de ne pas oublier ses animaux de compagnie.

Soumagne

« Lorsque l’on parle avec les vieux Soumagnards, ils sont formels : jamais on n’a connu ça. La commune a quand même souvent été frappée par des inondations, mais là, c’est historique », commente d’emblée le bourgmestre de la localité, Benjamin Houet.

Ce dernier a pu faire un point complet de la situation à Soumagne et les nouvelles sont plutôt positives. Enfin, est-on tenté d’écrire au regard des catastrophes qui se produisent et des situations qui sont toujours dramatiques, notamment à Trooz, Chaudfontaine ou Chênée, entre autres.

Tout d’abord, toutes les voiries de la commune sont désormais ouvertes et il n’y a plus d’axes inondés. Il y a cependant des travaux de déblaiement de gravillons et de déchets en cours.

La situation s’améliore à Soumagne-Bas.
La situation s’améliore à Soumagne-Bas. - D.R.

La Magne reste actuellement dans son lit et n’en sort pas, ce qui est une très bonne chose pour Soumagne-Vallée. Autre point positif, le niveau des bassins d’orage qui est en baisse : Voie de l’eau (vide), Henri Gardier (3/4 plein), rue Pierre Curie (vide) et rue du Moustier (2/3 plein).

Afin d’anticiper d’éventuelles remontées des eaux, les grilles des bassins d’orage vont être nettoyées pour permettre une évacuation optimale en cas de nouvelle crue.

Les scouts de Huy (45 enfants et accompagnants) qui logeaient dans le bâtiment Solmania sont logés au Centre sportif jusqu’à samedi. « Tout se passe très bien et un élan de solidarité s’est mis en place », commente Benjamin Houet.

Le bourgmestre explique également que « les services communaux font actuellement le tour des habitations qui ont été touchées et mettent à disposition des containers pour les déchets dans des zones impactées. Ils se situent à des endroits non-inondables. » Voici la liste des endroits : Fonds de Gotte (sur le dessus), Pont al Plantche (parking du domaine de Wégimont), Soumagne-Vallée (parking de la Plume) et cour de l’école communale de Soumagne-Vallée.

Depuis mercredi soir, ce ne sont pas moins de 200 interventions communales qui ont été réalisées par les services et 1.000 sacs de sable (soit 40 tonnes) qui ont été distribués.

La Meuse se déchaîne à son tour à Liège: les arcs de Venet ont disparu! (photos)

La Meuse se déchaîne à son tour à Liège: les arcs de Venet ont disparu! (photos)

Comme vous êtes nombreux à le faire depuis le début de ces inondations catastrophiques en région liégeoise, Yannick nous a prévenus ce matin via notre bouton orange ALERTEZ-NOUS que les célèbres arc de Venet, l’oeuvre bien connue des Liégeois installée sur la jetée du parc de la Boverie, face au pont de Fragnée... ont, semble-t-il, été emportés par les eaux de la Meuse, déchaînée !

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