Une exposition Napoléon va s’ouvrir au musée Duesberg de Mons

L’exposition ouvrira ses portes le 1er juin.
L’exposition ouvrira ses portes le 1er juin. - Photos Musée Duesberg

L’exposition « Napoléon et Joséphine, protecteurs des Arts » ouvrira ses portes le 1er juin prochain et se prolongera jusqu’au mois de septembre.

Elle vise à mettre d’abord en lumière le rôle joué par Bonaparte et Joséphine dans leur soutien des arts et des artistes, dont les meilleurs (largement représentés au sein des exceptionnelles collections du baron et de la baronne François Duesberg) étaient fournisseurs attitrés et privilégiés de l’Empire : les bronziers, les horlogers, les orfèvres, les porcelainiers et les ébénistes entre autres.

« Cet insatiable conquérant mégalomane fut certes un dictateur mais un dictateur de salut public « à la romaine » plébiscité – à l’instar de beaucoup de dictateurs élus démocratiquement, hélas ! – alors que la nation était en péril. Mais ne perdons pas de vue que l’œuvre civile de cet homme, pathologiquement génial, est considérable : n’a-t-il pas jeté, en un temps record, les bases – à peine érodées après deux siècles – de l’État moderne, de nos institutions, codes et lois ? » ajoute le Baron François Duesberg au sujet de Napoléon.

L’exposition en pratique

Du 1er juin au 5 septembre prochain

Musée François Duesberg, Square F. Roosevelt, 12 à Mons

Ouvert les mardis, jeudis, samedis et dimanches de 15h00 à 18h00

Pour les réservations : 065/36.31.64

Jean-Gérald Larcin (Mons): «Si j’étais Napoléon, je devrais être mort»

Le Napoléon montois a fière allure.
Le Napoléon montois a fière allure. - FB

Jean-Gérald Larcin l’a toujours bien dans la peau. Ce Montois né il y a bientôt 53 ans se plaît encore à jouer la doublure de Napoléon Bonaparte. Il est l’un des trois « sosies officiels » que les organisateurs de célébrations napoléoniennes s’arrachent. « La première fois que j’ai tenu son rôle, c’était il y a dix ans mais je participe aux reconstitutions historiques depuis vingt-deux ans », précise ce bijoutier joaillier qui accuse un demi-centimètre de différence avec l’original.

Un original qui est revenu au-devant de l’histoire avec la célébration, le 5 mai dernier, du deux centième anniversaire de sa mort. C’était à Sainte-Hélène, bien loin de Waterloo où il a connu sa dernière défaite. Et des Invalides où le corps de l’empereur a été rapatrié en 1840. Le Belge était présent lors de la messe marquant l’événement. Il avait été invité par Jean-Christophe Bonaparte, le descendant du Corse. « On a soumis une liste d’invités au prince impérial qui accepte ou pas les noms. J’ai la chance d’avoir un ami militaire qui travaille avec le gouverneur des Invalides ».

La semaine dernières aux Invalides à Paris.

Jean-Gérald faisait donc partie des 150 invités triés sur le volet. « S’il n’y avait pas eu l’épidémie de Covid, on aurait été 600 car il s’agissait quand même du bicentenaire de la mort de l’empereur ». Napoléon est décédé à l’âge de 51 ans, soit deux ans de moins que les 53 que le Montois fêtera bientôt. S’il lui a en quelque sorte survécu, Jean-Gérald Larcin ne compte pas pour autant arrêter son rôle de sosie officiel. « On me dit souvent que je fais trois ou quatre ans de moins que mon âge », plaisante-t-il. « C’est vrai que, en tant que Napoléon, je devrais être mort depuis un an et demi si on suit la logique. Mais regardez Roberto Cola, son sosie italien, il continue à faire Napoléon alors qu’il n’est pas loin des 70 ans ! »

« On s’amuse plus quand on fait l’officier »

Jean-Gérald confie cependant qu’il va diminuer les sorties. « On se fait vieux et je me dis qu’après cette commémoration des 200 ans, cela va un peu se calmer. Je ne ferai plus de bivouac toutes les semaines ». Il avoue qu’il aime aussi jouer les officiers de la garde impériale. « Quand on joue Napoléon, on ne peut pas tout faire. On s’amuse plus quand on fait l’officier ». Il faut en effet rester à la hauteur de la réputation de l’empereur. « Et j’ai parfois envie de tirer, ce que peuvent faire les officiers ».

Il est passé récemment sur France 5 Il faut dire aussi que la crise du Covid a refroidi plus d’un organisateur. « Depuis mars 2020, je n’ai participé qu’à une seule petite reconstitution. C’était au musée du Caillou à Genappe. On avait dressé la tente impériale et on se retrouvait à 6 dessous. Il y a eu peu de monde car il fallait venir sur rendez-vous ».

Il a bien quelques dates mais elles dépendent des futures mesures sanitaires. « En juillet, j’irai en principe à Montereau où il y a eu une bataille en 1814. Au mois d’août, j’irai peut-être à Nogent-sur-Marne. Cela reste à confirmer. Il y a aussi un événement de prévu en septembre à l’occasion de la Journée du patrimoine au Service historique de la Défense, au château de Vincennes ».

Pierre Nizet

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