Edito - Un accord flou, trop soumis à l’arbitraire

Editorial
Edito - Un accord flou, trop soumis à l’arbitraire

Le Premier ministre venait à peine d’annoncer les grandes lignes du compromis, à savoir une prime de 500 euros net pour certains travailleurs, que les présidents du PS et du MR affichaient déjà leurs divisions sur les réseaux sociaux. Pour Paul Magnette, la hausse du salaire minimum fait partie intégrante de l’accord. Sans cela, c’est l’ensemble du qui tombe à l’eau. Il faut dire que l’écart entre le salaire minimum et le salaire médian n’a cessé de se croître en Belgique au cours des dernières années. Pour Georges-Louis Bouchez, cette « menace » n’a pas lieu d’être… Bien sûr, ce ping-pong n’est pas un symptôme de sérénité au sein de la Vivaldi. Et si le PS et la FGTB se montrent très réservés sur l’accord de la nuit, là où le patronat est les libéraux se félicitent, c’est que la balance de la négociation penche clairement vers la droite. Car si la prime de 500 euros représente un vrai bonus pour tous ceux qui y auront droit, on peut craindre qu’une très grande majorité des travailleurs belges n’en voie jamais la couleur. Parce que leur secteur n’est pas concerné, par l’absence de délégation syndicale ou encore par manque de volonté (ou de moyens) de leurs patrons… Cet accord est flou, lacunaire, il laisse trop de place à l’arbitraire et au simple rapport de force au sein des entreprises. Peut-être aurait-il fallu un peu plus de courage politique en prenant des décisions plus structurelles, plus universelles, moins clinquantes et moins soumises aux particularismes…

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