Escrime: le Cercle de Jurbise met l’accent sur l’épée

Certains Jurbisiens s’entraînent à l’Académie de Police.
Certains Jurbisiens s’entraînent à l’Académie de Police. - FB CEJ

Il existe depuis un certain temps déjà. « Notre association a vu le jour en 1969 sous l’appellation Cercle d’escrime de Mons », précise Jean Van Pevenage, maître d’armes et président du club jurbisien. « Cyril Garin a été le premier président de la société. Je me trouvais avec lui à la base militaire de Floreffe. Les initiateurs du projet lui avaient demandé de contribuer au lancement de l’association. Il faut savoir que c’était un visage important du milieu de l’escrime dans la mesure où il donnait des formations un peu partout en Wallonie. Pour ma part, je suis présent au sein de la société depuis sa naissance. Je suis devenu maître d’armes en 1980. » Le club montois est devenu le Cercle d’escrime de Jurbise en 1992 lors de la construction de l’Académie de Police.

La curiosité des jeunes

La plupart des escrimeurs de la CEF sont bien évidemment en stand-by avec les mesures sanitaires. La plupart ont sinon l’habitude de suivre chaque lundi soir les cours de Jean Van Pevenage dans les installations de la route d’Ath. « Il y a d’abord une session avec les enfants qui sont à l’école secondaire. Nous recevons ensuite le groupe avec des adolescents plus âgés. » Le Cercle d’escrime de Jurbise a, par contre, repris récemment les entraînements avec les plus petits. Ils se rassemblent chaque jeudi soir dans le gymnase de l’école de Masnuy-Saint-Jean. Le contexte lié au Covid a bien failli réduire à néant cette catégorie d’âge, mais Jean Van Pevenage a enregistré un renouvellement des troupes assez surprenant. « J’avais douze élèves avant la première vague du Covid », dit le président du CEJ. « Je n’en avais plus que deux lors de la première reprise. Ici, neuf nouveaux sont arrivés. Les enfants ont visiblement la curiosité de découvrir l’escrime car la majorité des parents ne sait pas que cette discipline existe par ici. L’un des nouveaux affiliés est en fait un élève de l’école de Masnuy-Saint-Jean. Il a demandé à venir car il avait repéré qu’il y avait des cours dans le gymnase. »

Une quarantaine de membres

Le club jurbisien a toujours recensé en moyenne une quarantaine de membres. Ce chiffre est toujours d’actualité même s’il n’y a plus réellement d’escrimeurs adultes au sein du CEJ. « Nous avions des entraînements à ce niveau les lundis de 20h à 22h. Je n’ai plus de membres adultes depuis un an et demi. Les travaux au niveau des sorties d’autoroute à Nimy ont à mes yeux eu une influence. Les gens mettaient plus de temps pour venir à l’Académie de Police vu les différents ralentissements. Une section pour les plus de 40 ans est cependant encore en place. Elle a été lancée il y a cinq ans à l’initiative de Jean Huet, l’un de nos membres. Ce groupe comporte cinq affiliés et s’entraîne le samedi matin dans le gymnase de l’école de Masnuy-Saint-Jean. »

Jean Van Pevenage encadre les jeunes escrimeurs jurbisiens avec l’aide de David Taquin, détenteur du grade de prévôt qui précède celui de maître d’armes. Ils se focalisent sur l’épée, l’une des trois armes de l’escrime. Les deux instructeurs insistent sur l’importance du déplacement des jambes durant chaque séance. « Nous faisons aussi des exercices pour que nos élèves n’oublient pas de bouger le bras non armé », souligne le président du CEJ. « J’utilise des notions d’escrime de spectacle afin de travailler ce point de manière plus subtile. J’ai suivi dans le temps une formation dans ce domaine en France avec Claude Carliez. Il a notamment fait des cascades pour des films avec Jean-Pierre Belmondo. »

Grégory lefrancq

Un riche passé, avec pas mal de titres

Le Cercle d’escrime de Jurbise n’envoie plus ses membres en compétition. Le plaisir de transmettre leur savoir guide Jean Van Pevenage et les responsables du club. L’association a cependant eu son lot de champions dans le passé. Les enfants de son président détiennent chacun un titre dans leur palmarès respectif.

« Olivier, mon fils, était militaire comme moi », décrit Jean Van Pevenage. « Je ne me souviens plus des années, mais il a remporté le championnat national militaire à l’épée. Il avait passé quelques mois à l’étranger avant de signer cette performance. Erculisse, ma fille, a pour sa part gagné le championnat de Belgique chez les juniors. Elle était encore cadette à l’époque, mais elle avait demandé à être surclassée. Francis Largher, qui faisait partie du comité au moment du passage du cercle à Jurbise, a aussi marqué l’histoire de l’association. Il a signé une remarquable troisième place dans un championnat militaire national. »

G.L.

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